mercredi 26 août 2015

impôts 2015 : oui les classes moyennes sont trop ponctionnées dit jean claude Mailly !

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INTERVIEW - Dans un entretien au Figaro, le patron de FO juge que la baisse d'impôts promise par François Hollande en 2016 n'est pas la priorité et appelle à une vraie réforme fiscale. Il demande aussi un meilleur ciblage des aides du pacte de responsabilité, en direction des entreprises qui en ont vraiment besoin.

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LE FIGARO. - Manuel Valls veut maintenir le cap du pacte de responsabilité. Il a raison?

Jean-Claude MAILLY. - Le problème, c'est que le gouvernement ne tient pas le bon cap! Il a fait, depuis le début, deux mauvais choix très importants. D'abord, il a accepté sans condition le pacte budgétaire européen. Ensuite, il a lancé sans concertation le pacte de responsabilité. Alors maintenant, Manuel Valls dit qu'il veut continuer les réformes, voire les accélérer… notamment celles sur le travail. Je n'ai pas d'avis a priori sur les résultats du travail engagé par Jean-Denis Combrexelle. Mais je suis très critique sur sa lettre de mission, qui l'encourage à déréguler en favorisant les accords d'entreprises face aux accords nationaux.

Que pensez-vous de l'annonce d'une baisse d'impôts dès 2016?

Le gouvernement suit sa logique libérale et politique à moins de deux ans de la présidentielle. Et ce n'est pas le bon chemin. La France a moins un problème de niveau d'impôt que d'acceptabilité de l'impôt. Les gens ont l'impression que l'effort est mal réparti, et c'est vrai. Il faudrait commencer par soumettre tout le monde à l'impôt sur le revenu, quitte à baisser d'autres contributions fiscales.

Les classes moyennes sont-elles trop ponctionnées?

Oui. Car, du coup, ceux qui paient plus justifient leurs protestations par le fait que certains échappent à l'impôt, y compris par l'optimisation. Mais la baisse annoncée n'est pas la priorité, surtout qu'on ne sait pas comment elle sera financée. Il faut une vraie réforme fiscale, comme celle qu'avait envisagée Jean-Marc Ayrault.

Posté par lemilitant à 05:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 20 août 2015

l'écart entre le dernier salaire et le montant de la pension de retraite ne cesse de diminuer ......

 

Selon une étude de la Drees, le taux de remplacement du salaire par la pension de retraite baisse au fil des générations. Une conséquence des contre-réformes des retraites qui se sont succédé.

La perte de pouvoir d’achat entre le dernier salaire et la pension de retraite s’accentue au fil des générations. C’est ce que montre une étude de la direction de la recherche du ministère des Affaires sociales (Drees) publiée en juillet. Pour les retraités de la génération née en 1946, le taux de remplacement médian du salaire net moyen de fin de carrière par la retraite s’élève à 74% pour les hommes et 72,5% pour les femmes (75% et 74,7% pour ceux et celles ayant une carrière complète). Des chiffres qui cachent de grandes disparités. Ainsi, 10% des retraités perçoivent une pension correspondant seulement à moins de 53,4% de leur salaire net de fin de carrière. Mais l’étude de la Drees nous enseigne surtout que le taux de remplacement du salaire par la pension diminue par rapport aux générations précédentes. Ainsi, les hommes retraités de la génération 1936 touchent en moyenne une pension équivalente à 81% de leur dernier salaire et les femmes de la même génération une pension représentant 77% de leur dernière fiche de paie.

Une indexation des pensions moins avantageuse

La baisse du taux de remplacement s’explique par les mesures prises lors des réformes successives des retraites. Et notamment à l’occasion de la réforme Balladur de 1993. Celle-ci a instauré pour le régime général des retraites le calcul de la pension sur la base des vingt-cinq meilleures années de la carrière au lieu des dix meilleures années, ainsi qu’une indexation des pensions moins avantageuse, fixée sur l’évolution des prix et non plus sur celle les salaires. La réforme a en outre accru le nombre d’années de cotisations nécessaires, de 37,5 ans à 40 ans, à raison d’un trimestre par an à partir de la génération 1934 jusqu’à la génération 1943. Tandis que dans la fonction publique, la durée de cotisation, de 37,5 ans avant 2004, passait à 40 ans en 2008.
L’écart entre le dernier salaire et la pension doit toutefois être nuancé, avance la Drees, car le montant moyen net de la pension a augmenté, passant de 1 609 euros pour la génération née en 1936 à 1 672 euros pour la génération née en 1946.

Posté par lemilitant à 06:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 19 août 2015

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Nouvelle rubrique à venir , vous retrouverez un article hebdomadaire qu'il FOdra lire !!!

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Posté par lemilitant à 09:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]