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vendredi 24 novembre 2017

CHSCT du 5 décembe 2017 : les questions que vous avez posé à vos élus FO !

  • Efficience 2018 :  nombre de suppressions de postes et dans quels services ?
  • Organisation des temps de pauses
  • Poste Central de Sécurité : renouvellement de la demande de remise en état et d'aménagement
  • Demande d 'un nouveau parking à vélo
  • UCC :  le point complet...................
  • Radiologie : augmentation de la fréquence de transports et remplacement des médecins
  • Travaux du 2C : salon de coiffure
  • Climatisation des Unités de soins qui en sont dépourvues

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mardi 21 novembre 2017

21 novembre 1951 : la révolte des Canuts !!! il faut s'en inspirer !!!

Le célèbre mouvement qui, en imposant un « tarif » pour le travail fit naître, en quelque sorte, le Smic, un salaire garanti. 

La crise économique nationale et régionale, liée à la révolution de 1830, va entraîner les ouvriers lyonnais dans un mouvement revendicatif purement social, précurseur sur de nombreux points. 

Au début du XIXe siècle, l’économie lyonnaise reste largement dominée par la soierie. Mais la concurrence internationale et la transformation de l’économie locale dès 1827 entraînent un appauvrissement général de la population. Le salaire des ouvriers de la soie, les fameux Canuts, tombe à dix-huit sous pour quinze heures de travail journalier. Cette situation n’est guère appréciée par ces ouvriers spécialisés, largement en avance dans l’organisation de leurs droits. Dès 1811, ils obtiennent un tarif minimum. En 1826, ils disposent déjà de leur propre société de secours mutuel. La révolution de 1830 va les électriser. 

Le 27 juillet 1830, les ouvriers parisiens se révoltent contre les dernières ordonnances de Charles X. Le drapeau tricolore devient l’emblème des insurgés des trois glorieuses, immortalisées par Victor Hugo dans"Les Misérables". La chute des Bourbons crée une véritable onde de choc. Bruxelles et Varsovie se révoltent en août et novembre 1830. 

Lyon n’y échappe pas. Le 18 octobre 1831, les chefs d’atelier des soieries demandent au préfet du Rhône, Bouvier-Dumolart, de réinstaurer un tarif minimum. Le 25, six mille Canuts, chefs d’atelier et compagnons-ouvriers, manifestent pour soutenir leur revendication. Le jour même, le préfet accepte. Une commission patrons-ouvriers entérine le tarif. Mais une minorité d’une centaine de fabricants refuse ce tarif, arguant d’une baisse des ventes. 

L’agitation reprend alors et les ouvriers-compagnons, eux aussi organisés, débordent les chefs d’atelier. Le 21 novembre 1831, les premières barricades s’élèvent dans le quartier de la Croix Rousse. La Monarchie de Juillet y envoie la police et les gardes nationaux, mais parmi ces derniers se trouvent nombre de chefs d’atelier. C’est ainsi que neuf cents gardes nationaux passent au côté des insurgés. Le 22 novembre, la Croix Rousse et la Guillotière sont aux mains des ouvriers qui brandissent un drapeau noir où est brodée la devise"Vivre en travaillant ou mourir en combattant". Le 23, les autorités quittent la ville alors que les agitateurs républicains tentent de récupérer le mouvement. 

À l’unanimité les Canuts refusent cette intrusion du politique dans le social. Leur bannière est noire comme leur peine et non tricolore. Le 24 novembre, le préfet, qui avait obtenu le tarif, donc respecté par les Canuts, rétablit le calme. Mais le nouveau roi, Louis-Philippe, ne l’entend pas de la même oreille. Ce "Roi des Français" et non plus "Roi de France" envoie vingt mille soldats dans la capitale des Gaules, sous la conduite du maréchal Soult. Ce dernier désarme la population, licencie la garde nationale, révoque le préfet, abroge le tarif du 25 octobre.La révolte ouvrière des Canuts est brisée et il faudra attendre 1848 pour revoir pareil mouvement social. Cinq mois plus tard vingt mille Parisiens meurent lors d’une épidémie de ccholéra.

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dimanche 19 novembre 2017

Fonctionnaires : le jour de carence dangereux pour la santé ?

 

Quelles ont été les conséquences de la création d’un jour de carence dans la fonction publique entre 2012 et 2013 au plan de la durée des arrêts de travail pour maladie ? Alors que le gouvernement a décidé du rétablissement de cette mesure l’an prochain, une enquête de l’Insee publiée en novembre révèle que cette application d’un jour de carence a entrainé une diminution du nombre d’absences courtes et une augmentation du nombre des absences longues dans la fonction publique de l’État. La mesure a pu avoir aussi indirectement des incidences sur une dégradation de la santé de certains agents...

L’existence en 2012 et 2013 d’un jour de carence dans la fonction publique n’a pas significativement modifié la proportion d’agents de la fonction publique de l’État absents pour raison de santé constate l’enquête de l’Insee publiée en ce mois de novembre et portant sur la fonction publique de l’État.

La mesure de jour de carence (non versement d’un revenu pour le premier jour d’absence pour maladie) a eu en revanche des répercutions au plan de la répartition des absences par durée révèle l’enquête. Sur la période 2012-2013, cette mesure a entrainé une diminution du nombre d’absences courtes mais en revanche une augmentation sensible du nombre des absences longues.

Le jour de carence avait été introduit (via un amendement) par la loi de finances pour 2012. L’argument qui avait présidé à cette création consistait à invoquer une mesure d’équité entre le secteur public et le secteur privé. Dans privé, la sécurité sociale prévoit une carence de trois jours pendant laquelle le salarié ne perçoit pas théoriquement d’indemnités journalière. Cette période de carence peut être toutefois compensée partiellement ou complètement par les entreprises précise l’Insee. La notion d’équité entre le public et le privé devient donc toute relative. Et l’avantage ne va pas au secteur public… La mesure de carence dans a été supprimée dans la fonction publique le 1er janvier 2014. Le projet de loi de finances pour 2014 constatait l’absence de réelle efficacité de l’instauration d’un délai de carence dans la réduction de l’absentéisme dans la fonction publique.

Dans son enquête l’Insee qui a étudié l’effet de la mesure de carence sur les absences pour raisons de santé constate que cette mesure en vigueur pendant deux ans n’a pas modifié la part d’agents absents pour raison de santé. Par ailleurs le niveau de la prévalence [nombre de personnes concernées par une absence pour raison de santé sur une période donnée, NDLR] des absences pour raison de santé est plus élevé dans le privé que dans la fonction publique d’État sur la période 2012-2013.

Pas plus d’absences pour maladie dans le public que dans le privé

Au plan de la prévalence temporelle (l’étude de l’Insee porte sur une période allant de 2006 à 2014) les années 2008 et 2009 se sont illustrées dans le privé par une prévalence supérieure des absences pour raisons de santé que dans la fonction publique. Ces années, précise toutefois l’Insee, ont été marquées par la crise économique mais aussi par l’application de l’accord national interprofessionnel (ANI/juillet 2008) qui dans le secteur privé a élargi l’accès en cas d’un arrêt maladie à une indemnisation complémentaire par l’employeur. Ces deux années sont toutefois les seules entre 2006 et 2014 à afficher un cas de figure de prévalence entre le public et le privé indique l’Insee.

Dans la fonction publique de l’État, le dispositif de carence n’a donc pas conduit à une variation significative de la prévalence des absences pour raisons de santé analyse l’Insee.

Au sein même de la fonction publique, l’introduction du jour de carence a eu des conséquences lourdes pour les agents. L’Insee constate qu’il y a eu moins d’absence de deux jours mais davantage d’absences d’une durée d’une semaine à trois mois.

Impact sur les agents les plus modestes

Sur la période 2012-2013, le nombre de personnes concernées dans la fonction publique de l’État par une absence de deux jours pour raisons de santé a ainsi diminué de 50%. Le jour de carence a joué tel un effet dissuasif sur le fait de commencer un arrêt maladie analyse l’Insee précisant que cela a agi surtout en cas d’affection bénigne.

Cette diminution des absences de deux jours a particulièrement concerné les employés jeunes et les personnes travaillant peu de jours par semaine ainsi que les femmes. Concrètement cette diminution des arrêts courts concerne les personnels les plus modestes voire les plus précaires au plan de la rémunération.

La part des absences d’une journée ne change pas remarque encore l’Insee qui explique le phénomène. Pour éviter une retenue de salaire due au jour de carence, les agents peuvent préférer substituer à un arrêt maladie un autre type d’absence (jour de RTT, jour de congé annuel, autorisation d’absence…). Ils sont ainsi doublement perdants.

Un sentiment d’injustice

Sur la période 2012-2013 la prévalence des absences pour maladie d’une durée d’une semaine à trois mois (durée pendant laquelle un agent reçoit son salaire) a augmenté elle de 25%. En 2014 soit après la suppression du jour de carence, le nombre de personnes concernées dans la fonction publique de l’État par de telles durées d’absences a diminué très nettement indique l’Insee.

Comment peut-on expliquer cette forte augmentation des absences de durées plus longues pendant la période d’application du jour de carence ? L’Insee avance trois explications possibles. Sachant qu’un jour de carence engendre un coût fixe pour le salarié à chaque prise d’arrêt maladie, un agent n’a donc pas intérêt à hâter son retour au travail avant d’avoir la certitude d’être guéri. Deuxième explication, le sentiment d’être injustement mis à contribution a pu conduire les agents par réaction à prolonger un arrêt.

Ils ont hésité à s’arrêter et… Leur santé s’est dégradée

La troisième explication est la plus inquiétante au plan de la santé des agents publics. Ainsi analyse l’Insee, le coût fixe dû au jour de carence a pu amener certains fonctionnaires connaissant un problème de santé à cependant hésiter à s’arrêter de travailler pour se soigner. Mais leur état de santé se serait dégradé ce qui les a conduits in fine à des arrêts plus longs.

Qui pourrait s’étonner encore du combat que mènent les organisations syndicales de la fonction publique, dont FO, contre la réinstauration d’un jour de carence l’an prochain ?

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samedi 11 novembre 2017

16 novembre grève et manifestation !

Après une grève très suivie par des milliers de manifestants dans la rue le 10 octobre dernier, le Conseil Commun de la Fonction publique (CCFP) a été boycotté unanimement par les organisations syndicales. Ce 8 novembre 2017, le Ministre Gérald Darmanin reconvoquait le CCFP sur les points suivants : compensation de la CSG et application des mesures PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations).

Le ministre n’a répondu en rien aux légitimes revendications des fonctionnaires et agents publics. La CSG ne sera compensée que sur 2018 et 2019, donc sans pérennité, et le report d’un an de toutes les mesures statutaires et indiciaires de PPCR est maintenu. Le pouvoir d’achat des fonctionnaires va donc continuer de baisser, ce qui est inadmissible !

Malgré ce que prétend le Gouvernement dans sa communication, ce Conseil commun ne s’est pas bien passé, et les 3 textes présentés ont reçu un votre CONTRE de toutes les organisations syndicales de fonctionnaires.

Les fonctionnaires et agents publics représentent 5,5 millions d’agents et 20 % de l’emploi salarié en France. Mais ils ne sont perçus que comme des variables d’ajustement budgétaire par ce gouvernement. La politique libérale qu’il mène ne vise qu’à satisfaire les marchés financiers et les diktats européens.

Même traitement pour le secteur privé, dont les garanties collectives se réduisent un peu plus chaque jour, avec un code du travail de moins en moins protecteur et l’affaiblissement des moyens alloués aux représentants syndicaux pour défendre les salariés.

source

Pour FO Fonction publique, la lutte contre toutes ces contreréformes est indispensable. C’est pourquoi, FO Fonction publique s’inscrit pleinement dans la journée de grève et d’actions interprofessionnelle du 16 novembre 2017, en déposant un préavis de grève pour permettre à tous les fonctionnaires et agents publics de mener le combat.

Face à un gouvernement qui considère le dialogue social comme une simple formalité pour entériner ces réformes, seul le rapport de force permettra de gagner.

Le 16 novembre 2017, tous en grève et aux manifestations pour :

- Défendre un service public de qualité, le statut général des fonctionnaires et l’emploi public,

- Augmenter la valeur du point d’indice de 16 % afin d’améliorer le pouvoir d’achat,

- Défendre le financement de la protection sociale par les cotisations,

- Refuser la réinstauration du jour de carence,

- Obtenir le retrait de la Loi El Khomri et des régressions inadmissibles des ordonnances Macron

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