jeudi 21 décembre 2017

Le dernier tract de l'année sur les Charpennes !

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mercredi 20 décembre 2017

FO fête ses 70 ans ! Vive le syndicalisme libre et indépendant !

59a32a861fd6d7b0f8371d36579e0b1er congrés de la CGT FO en avril 1948

La fondation de la CGT-Force Ouvrière

 

 

En France, Léon Jouhaux et ses camarades démissionnent du bureau confédéral de la CGT en application des décisions de la veille des groupes Force Ouvrière. Le regroupement se prépare pour la fondation de la CGT-FO qui aura lieu les 12 et 13 avril 1948.

Le film des événements, de la démission de Léon Jouhaux et de ses amis du Bureau confédéral de la CGT au congrès constitutif de FO (article paru dans Force Ouvrière Hebdo n°2277 du 20 décembre 1995.

Le 19 décembre 1947, Léon Jouhaux et ses amis démissionnaient du bureau confédéral de la CGT. Cette fracture dans l’organisation n’est pas une rupture avec la tradition syndicale française. Au contraire, elle s’inscrit dans l’historique volonté d’indépendance des syndicats par rapport aux partis politiques et à l’État. Volonté née il y a plus d’un siècle et qui perdure aujourd’hui avec la CGT-FO.

Blanquistes, guesdistes, puis socialistes et communistes, auraient bien aimé faire des syndicats leurs courroies de transmission au sein du monde du travail. Jusqu’à la Seconde guerre mondiale, toutes ces tentatives ont échoué. Mais le PCF allait utiliser l’essence même de cette guerre pour faire main basse sur la CGT. En effet, face à la violence de la barbarie nazie l’unité antifasciste est stratégiquement et tactiquement incontournable. Churchill lui-même, qui parlant de Staline disait : Il est homme à vous voler un kopek au fond de votre poche sans que vous ne vous en rendiez compte, a été le premier à soutenir militairement l’URSS dès juillet 1941.

Au niveau syndical, les Confédérés acceptent de passer les accords verbaux du Perreux avec les ex-Unitaires en avril 1943. La lutte contre l’occupant passe par l’unité syndicale. Mais les communistes ont des arrière-pensées : noyauter les organisations syndicales pour être en position de force à la libération, comme le souhaite Staline, qui veut maintenir et agrandir son empire. D’ailleurs Robert Bothereau, à la Libération, écrivait à Benoît Frachon : Ou je me trompe, ou bien je dois considérer que nous n’avons pas, dès le départ, envisagé sous le même angle le pourquoi de notre unité [1]. Les Confédérés ne sont pas des naïfs. Dès 1943, ils lancent clandestinement le journal Résistance Ouvrière, qui reparaît légalement, le 29 novembre 1944.

LE PARTI COMMUNISTE STALINISE LA CGT

À la Libération, Staline transforme sa théorie du socialisme dans un seul pays en celle du socialisme dans un seul bloc. Il décide donc de « soviétiser » par la force l’Europe centrale et orientale occupée par l’Armée rouge. Quant à la France, l’Italie et la Grèce, elles doivent rester dans le camp occidental, mais les partis communistes ont ordre de rester assez puissants pour faire pression sur leurs gouvernements selon les desiderata de la politique étrangère soviétique, et éventuellement pour que la puissance des États-Unis ne soit pas hégémonique...

Le PCF entre donc au gouvernement, se lance dans « la bataille de la production » et combat toute revendication ouvrière, déclarant même : La grève, c’est l’arme des trusts. Les anciens Confédérés, ayant une vieille expérience des pratiques communistes, ne s’en laissent pas compter. Le 20 décembre 1945, ils transforment l’hebdomadaire Résistance Ouvrière, dirigé par Albert Boudu, en Force Ouvrière.

« HIER RÉSISTANCE, AUJOURD’HUI FORCE »

André Viot, qui prend alors en main le journal, témoigne : La machine à broyer communiste était en marche et le bureau de Bothereau était devenu le bureau des pleurs de tous ceux qui perdaient leur syndicat, leur union départementale ou leur fédération. Ils venaient lui exposer comment les ex-unitaires les avaient mis sur la touche. Nous étions de plus en plus nombreux à voir enfin clair... Nous devions pourtant réagir avant d’être laminés par les communistes... Il fallait [donc] changer le titre de Résistance Ouvrière. J’ai expliqué que l’époque n’était plus à la résistance mais à l’attaque, et j’ai inventé le slogan : hier résistance, aujourd’hui force... Le but était de créer une force à l’intérieur, mais pas une scission. En effet, Léon Jouhaux est contre une scission car il pense que, comme en 1936, l’influence communiste va retomber. Enfin, il craint qu’un départ précipité ne s’avère un désastre au niveau de l’intendance.

En septembre 1946, alors que les communistes contrôlent près de 80% de la CGT, Bothereau, Bouzanquet, Neumeyer, Delamare, Capocci, et Sidro fondent des groupes : « Les Amis de FO » qui, dans un premier temps, distribuent le journal et donnent des conférences. Ainsi, assez rapidement, une véritable structure se met en place avec un groupe central FO dont les responsables sont investis de fonctions au sein de la Confédération et dans les fédérations. Enfin des cartes « Les Amis de FO » sont délivrées et des cotisations perçues.

C’est l’offensive du Kremlin en 1947 et les débuts de la guerre froide qui vont précipiter le départ de ceux qui veulent l’indépendance syndicale et non une CGT stalinisée. à l’Est, il n’y a plus que la Tchécoslovaquie qui résiste encore. Les Américains ripostent en lançant la doctrine Truman en mars 1947. Le 8 mai, les ministres communistes sont chassés du gouvernement.

Le 5 juin, Washington lance le plan Marshall. Trois semaines plus tard, Staline refuse ce plan. Le PC et la partie de la CGT qu’il contrôle, lui emboîtent le pas sans état d’âme. Le 3 juillet, le journal Force Ouvrière écrit : Dans les pays qu’ils gouvernent par l’intermédiaire des communistes, les Russes s’efforcent de supprimer toute liberté d’opinion et d’empêcher les contacts avec l’Europe occidentale. Ainsi la Russie refuse le plan Marshall.

Le 24 juillet, Léon Jouhaux annonce dans le même journal : Le plan Marshall peut offrir une base positive à la reconstruction d’une Europe unie. Mais minoritaires, « Les Amis de FO » ne peuvent empêcher le Comité confédéral national des 12-13 novembre de rejeter ledit plan. Par ailleurs, le PCF lance la CGT dans une série de grèves, dans le but réel d’imposer son retour au gouvernement et de faire prendre une orientation pro-soviétique à la diplomatie française. Devant l’échec de ces grèves politiques, l’ordre de reprise du travail est donné le 9 décembre.

Les militants qui s’étaient violemment opposés aux communistes dans les entreprises, commencent à quitter la Confédération et à créer des syndicats autonomes. Méhudin, de la fédération des cheminots, déclare : Il est impossible de lutter efficacement à l’intérieur d’un mouvement organisé et contrôlé par le mouvement communiste.

Avec tous ces départs, le groupe Force Ouvrière ne se sent pas assez fort pour réussir une contre-offensive interne. Il faut donc partir. Force Ouvrière, daté du 25 décembre 1947, raconte ce départ : Les membres minoritaires de la Confédération Générale du Travail, groupés sous l’égide de Force Ouvrière, ont, au cours d’une conférence nationale réunie à Paris les 18 et 19 décembre 1947, décidé de demander aux camarades Léon Jouhaux, Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer, Georges Delamarre de démissionner du Bureau confédéral. En militants disciplinés, ils ont remis leur démission vendredi après-midi [2] au deuxième Secrétaire général de la CGT, Benoît Frachon. Et Robert Bothereau d’expliquer la philosophie de ce départ : Nous n’avons pas accepté le rôle d’otages que l’on voulait nous assigner. La CGT continue, ont dit ceux qui se sont installés à son siège. Nous qui avons dû en partir, nous disons : Nous continuons la CGT » [3].

Les communistes étant restés maîtres de l’immeuble de la rue Lafayette, de la trésorerie, de l’appareil administratif et des archives, c’est à partir de rien que Jouhaux et Bothereau ont dû reconstruire l’héritière de la CGT de la charte d’Amiens. Les 12 et 13 avril 1948, se tenait le congrès constitutif de la CGT-FO.

« NOUS CONTINUONS LA CGT »

Il fallait certes une bonne dose de courage et une vision claire de ce qu’est réellement le syndicalisme pour « continuer la CGT » dans les circonstances de 1947. Mais, après un long et patient travail syndical d’implantation, de conquêtes sociales, après la chute du mur de Berlin, quarante-sept ans plus tard, le grand mouvement revendicatif d’aujourd’hui, impulsé par FO, montre que les tenants de l’indépendance syndicale avaient raison face à un syndicalisme asservi.

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lundi 18 décembre 2017

A Marseille comme ailleurs : destruction de l'hôpital public , entre 800 et 1000 postes ssupprimés dont 400 soignants en 2018 !

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Le Président des riches Macron poursuit la destruction de l'hôpital public commenceé par ses prédécesseurs  Hollande et Sarkozy !

Dans les hôpitaux, "ça va saigner socialement et syndicalement"... Le syndicat FO, majoritaire à l'AP-HM, a aussitôt réagi aux informations publiées hier dans nos colonnes, révélant que 800 à 1 000 suppressions de postes, dont 300 à 400 de soignants, sont envisagées par la direction du CHU (lire notre édition d'hier). Faisant part de sa "consternation", FO - AP-HM a déposé hier un préavis de grève à compter du 19 décembre, avec une mobilisation de l'ensemble du personnel le 21 décembre à la direction générale de la rue Brochier.

Hier, dans nos colonnes, le Pr Dominique Rossi, président de la commission médicale de l'AP-HM, s'inquiétait lui aussi des exigences de l'État, récemment revues à la hausse, dans le "deal" qui est en train de se négocier au plus haut niveau. L'enjeu est le suivant : pour "décrocher" les 250 à 300 millions d'euros d'aides publiques directes ou indirectes indispensables à sa modernisation, le CHU de Marseille doit s'engager à réaliser, rapidement, des gains de productivité dont découlent des suppressions de postes. Des unités plus grandes (on passerait par exemple de 10 à 25 lits) et le développement de l'ambulatoire pourraient permettre, à terme, de gagner des effectifs.

Mais les syndicats de personnels, comme la communauté médicale, refusent de mettre la charrue avant les boeufs : "on ne peut pas commencer la discussion en nous étranglant", résume le Pr Rossi. Car en matière d'effectifs, le CHU est actuellement au bord de l'asphyxie. Depuis plusieurs mois, La Provence se fait l'écho des difficultés extrêmes des conditions de travail dans les services, où le personnel, pas assez nombreux, s'épuise et se décourage. Résultat : le taux d'absentéisme de l'AP-HM est le plus élevé de tous les CHU : 1 200 agents (sur 13 000) manquent chaque jour au chevet des malades.

Des simulations en cours dans les services

Et cette pénurie de personnel gagne tous les services : "Certains jours, en réanimation, on ne fonctionne plus avec le personnel pourtant imposé par les normes. Où peut-on encore supprimer des postes quand les services sont déjà à l'os ? ", explose Audrey Jolibois, secrétaire générale FO - AP-HM.

Le calcul est en cours de réalisation à la direction générale du CHU. Son outil de travail ? Les tableaux organisationnels de l'Agence nationale d'appui à la performance (Anap), organisme chargé d'accompagner les établissements de santé et médico-sociaux dans leur gestion. "Des simulations sont en cours, dans chaque unité, pour élaborer un calibrage viable des effectifs", indique Sylvia Breton, directrice générale adjointe de l'AP-HM qui se refuse pour l'heure à communiquer des chiffres précis. "La qualité et la sécurité des soins seront maintenues", martèle de son côté l'Agence régionale de santé (ARS).

Combien de malades un médecin, un infirmier, un aide-soignant est-il en capacité de prendre en charge efficacement ? Là est toute la question. Sachant que d'un service à l'autre, d'un patient à un autre, le temps médical peut varier considérablement. "Un infirmier qui passe une heure au chevet d'une patiente de 30 ans qui vient d'apprendre qu'elle est condamnée, ça ne peut pas se quantifier financièrement", résume un chef de service.

Dans ce contexte, une nouvelle suppression massive de postes entraînerait un "séisme" pour Force ouvrière, qui lance un "appel à la mobilisation de la population marseillaise, qui va être la première impactée par la suppression de lits, la diminution des personnels et la baisse de la qualité des soins".

Le syndicat, qui estime que "la fuite de nos médecins met la santé de la population marseillaise en danger" réclame "le soutien actif" des élus locaux, et demande à être reçu par le ministère de la Santé.

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vendredi 24 novembre 2017

CHSCT du 5 décembe 2017 : les questions que vous avez posé à vos élus FO !

  • Efficience 2018 :  nombre de suppressions de postes et dans quels services ?
  • Organisation des temps de pauses
  • Poste Central de Sécurité : renouvellement de la demande de remise en état et d'aménagement
  • Demande d 'un nouveau parking à vélo
  • UCC :  le point complet...................
  • Radiologie : augmentation de la fréquence de transports et remplacement des médecins
  • Travaux du 2C : salon de coiffure
  • Climatisation des Unités de soins qui en sont dépourvues

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mardi 21 novembre 2017

21 novembre 1951 : la révolte des Canuts !!! il faut s'en inspirer !!!

Le célèbre mouvement qui, en imposant un « tarif » pour le travail fit naître, en quelque sorte, le Smic, un salaire garanti. 

La crise économique nationale et régionale, liée à la révolution de 1830, va entraîner les ouvriers lyonnais dans un mouvement revendicatif purement social, précurseur sur de nombreux points. 

Au début du XIXe siècle, l’économie lyonnaise reste largement dominée par la soierie. Mais la concurrence internationale et la transformation de l’économie locale dès 1827 entraînent un appauvrissement général de la population. Le salaire des ouvriers de la soie, les fameux Canuts, tombe à dix-huit sous pour quinze heures de travail journalier. Cette situation n’est guère appréciée par ces ouvriers spécialisés, largement en avance dans l’organisation de leurs droits. Dès 1811, ils obtiennent un tarif minimum. En 1826, ils disposent déjà de leur propre société de secours mutuel. La révolution de 1830 va les électriser. 

Le 27 juillet 1830, les ouvriers parisiens se révoltent contre les dernières ordonnances de Charles X. Le drapeau tricolore devient l’emblème des insurgés des trois glorieuses, immortalisées par Victor Hugo dans"Les Misérables". La chute des Bourbons crée une véritable onde de choc. Bruxelles et Varsovie se révoltent en août et novembre 1830. 

Lyon n’y échappe pas. Le 18 octobre 1831, les chefs d’atelier des soieries demandent au préfet du Rhône, Bouvier-Dumolart, de réinstaurer un tarif minimum. Le 25, six mille Canuts, chefs d’atelier et compagnons-ouvriers, manifestent pour soutenir leur revendication. Le jour même, le préfet accepte. Une commission patrons-ouvriers entérine le tarif. Mais une minorité d’une centaine de fabricants refuse ce tarif, arguant d’une baisse des ventes. 

L’agitation reprend alors et les ouvriers-compagnons, eux aussi organisés, débordent les chefs d’atelier. Le 21 novembre 1831, les premières barricades s’élèvent dans le quartier de la Croix Rousse. La Monarchie de Juillet y envoie la police et les gardes nationaux, mais parmi ces derniers se trouvent nombre de chefs d’atelier. C’est ainsi que neuf cents gardes nationaux passent au côté des insurgés. Le 22 novembre, la Croix Rousse et la Guillotière sont aux mains des ouvriers qui brandissent un drapeau noir où est brodée la devise"Vivre en travaillant ou mourir en combattant". Le 23, les autorités quittent la ville alors que les agitateurs républicains tentent de récupérer le mouvement. 

À l’unanimité les Canuts refusent cette intrusion du politique dans le social. Leur bannière est noire comme leur peine et non tricolore. Le 24 novembre, le préfet, qui avait obtenu le tarif, donc respecté par les Canuts, rétablit le calme. Mais le nouveau roi, Louis-Philippe, ne l’entend pas de la même oreille. Ce "Roi des Français" et non plus "Roi de France" envoie vingt mille soldats dans la capitale des Gaules, sous la conduite du maréchal Soult. Ce dernier désarme la population, licencie la garde nationale, révoque le préfet, abroge le tarif du 25 octobre.La révolte ouvrière des Canuts est brisée et il faudra attendre 1848 pour revoir pareil mouvement social. Cinq mois plus tard vingt mille Parisiens meurent lors d’une épidémie de ccholéra.

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