mardi 28 juin 2016

Jean Claude MAILLY SUR RTL : seuls la CFDT et GATTAZ ( les patrons ) SOUTIENNENT LA LOI TRAVAIL !

Pour la 11e journée de mobilisation nationale contre la loi Travail, entre 15.000 manifestants selon la Préfecture de police, et 65.000 selon les syndicats, ont défilé sous haute surveillance à Paris. Malgré quelques accrochages en tête de cortège, la manifestation parisienne s’est déroulée dans le calme, tandis 64.000 à 200.000 manifestants ont été décomptés dans l’ensemble du pays.

Cette nouvelle journée de mobilisation nationale a été lancée par l’intersyndicale mobilisée contre la loi Travail : CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL. Pour le premier secrétaire de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, il n’y "pas de lassitude" dans le mouvement de contestation :  "55.000 manifestants sur Paris, pour nous ça a du sens". "Pas mal de manifestants qui n’ont pas pu assister à la manifestation pour des raisons de sécurité", ajoute-t-il, alors qu’une trentaine de personnes ont été interpellées avant le départ du cortège parisien.


Pour le leader de Force Ouvrière, seuls "la CFDT et Gattaz" soutiennent aujourd'hui le projet de loi Travail. Les syndicats seront par ailleurs reçus par Manuel Valls à Matignon mercredi 29 juin, en présence de la ministre du Travail Myriam El Khomri. Cependant, le gouvernement ne semble pas vouloir ouvrir un nouveau cycle de négociation. "J'attends de voir ce que le premier ministre est prêt à bouger demain. J'attends de voir ce qu’il va dire sur l’inversion de la hiérarchie des normes et le temps de travail", espère toutefois Jean-Claude Mailly.

Alors que la loi El Khomri va bientôt revenir à l’Assemblée nationale, après avoir été fortement amendée par le Sénat, le secrétaire général de FO espère que le gouvernement ne se passera pas du vote des députés, comme cela avait été le cas en première lecture : "Si c’est une loi qui passe au 49.3, c’est quand même un sacré échec".

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jeudi 23 juin 2016

600 nouveaux postes supprimés aux HCL entre 2016 et 2019 ! " ça va mieux " il paraît..........

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Un nouveau plan triennal concocté par l'ARS dans le cadre du Plan de Retour à l'Equilibre Financier oblige les HCL à supprimer près de  600  postes tous grades confondus ! ( soignants , administratifs et ouvriers )

Le Pacte de Resposabilité et ses cadeaux fiscaux au patronat coûte 34 milliards d'euros dés 2016 .

3,3 milliards d'euros sont demandés aux hôpitaux sous forme d'économies sur trois ans pour payer en partie le pacte d eResposabilit ésigné par la CFDT !

Résultats : 22 000 suppressions de postes et 16 000 fermetures de lits ! Mise en place des GHT grâce à la Loi Santé Touraine !

FO est pour le retrait de la Loi Santé comme de la Loi Travail !

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lundi 20 juin 2016

"VALLS EST UN PYROMANE ! " explique Jean Claude MAILLY !

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Au Premier ministre qui appelle les syndicats à annuler les défilés de cette semaine, Jean-Claude Mailly, le patron de FO, répond « pas question ».

Manuel Valls appelle les syndicats au « bon sens » et leur demande d’annuler les rassemblements prévus cette semaine. Que répond FO ?

JEAN-CLAUDE MAILLY. Nous maintenons les appels aux rassemblements et manifestations prévus les 23 et 28 juin. Je retourne l’argument au Premier ministre : le bon sens aujourd’hui, c’est qu’il examine clairement les propositions déposées sur la table, notamment par FO. Voilà ce qui, selon moi, permettrait une sortie par le haut et sonnerait l’arrêt des mobilisations.


Que ferez-vous si la préfecture décide d’interdire les défilés prévus, à Paris notamment ?

Pour le moment, ce n’est pas le cas. Nos unions régionales sur Paris sont en contact, comme d’habitude, avec la préfecture. Nous n’avons aucune information allant dans le sens d’une interdiction.


L’exécutif met en avant les risques de violences et les défaillances des services d’ordre lors du défilé du 14 juin...

L’exécutif mélange deux choses. Nous sommes responsables en tant qu’organisations syndicales, avec nos services d’ordre, du cortège en tant que tel. Cela veut dire de la tête à la fin du cortège, clairement délimité et encadré par nos services d’ordre. Tout ce qui est en dehors de la manifestation relève des forces de l’ordre. Je n’incrimine pas les policiers, dont le travail n’est pas facile. Mais nous ne sommes pas responsables des problèmes qui ont eu lieu devant le carré de tête, notamment lors de la manifestation du 14 juin. Quand des jeunes facilement repérables parce qu’ils ont des casques, des gants, un sac à dos, veulent entrer dans le cortège, on les en empêche. Ce qu’ils font alors, c’est qu’ils remontent le cortège et se mettent devant.


Que disent vos syndiqués FO dans la police ?

Nous savons bien, y compris par des témoignages, que les forces de l’ordre n’ont pas toujours des consignes très claires. Parfois, elles pensent qu’elles pourraient intervenir mais elles n’ont pas les consignes pour le faire !


Le 14 juin, les images ont montré un nombre impressionnant de casseurs...

Si nous, nous les repérons, nous ne sommes pas les seuls ! Ceux qui étaient repérables, pourquoi ont-ils pu continuer à agir ? Voilà la question qui mérite d’être posée. Cela nous discrédite d’ailleurs car le lendemain on parle plus des casseurs que de la loi Travail. Nous n’avons pas attendu Manuel Valls pour condamner les violences, y compris quand il y en a chez certains manifestants. De la même manière qu’il peut y avoir des bavures dans la police, il peut aussi y en avoir dans nos rangs et nous les condamnons. Notre rôle est de rappeler qu’on manifeste dans le calme.


Pourquoi l’exécutif accuse-t-il la CGT de tous les maux et pas FO ?

Peut-être cherche-t-il une tête de Turc. C’est une question qu’il faut poser à Matignon et à l’Elysée. Moi je ne suis pas dans un combat de coqs avec les uns et les autres.


Une interdiction de manifester entraînerait-elle un casus belli avec le gouvernement ?

Ce serait assez incroyable que des manifestations à l’appel de confédérations syndicales soient interdites. Cela poserait un sacré problème de démocratie. C’est un droit fondamental que le droit de faire grève. Interdire une manifestation parce qu’il peut y avoir des risques à côté de la manifestation ? Que les forces de l’ordre aient les bonnes consignes ! Et nos services d’ordre feront leur travail. Le mieux, si Manuel Valls ne veut plus de manifestations, c’est qu’il se montre ouvert. A chaque fois que le Premier ministre intervient, prend la parole dans les médias, il se comporte en pyromane au lieu d’apaiser la situation. Cela peut conduire certains à être énervés.


Espérez-vous une intervention de l’Elysée ?

Il faut les bons capteurs pour bien comprendre ce qui se passe dans le pays. Or je crains qu’ils soient déficients. Ils sont dans une tour d’ivoire. Comme Matignon, l’Elysée est un endroit qui isole. Il y a deux possibilités. La première, une discussion réelle s’engage, le texte bouge à l’Assemblée et sera suivi d’un vote. L’autre option, ce que répète le Premier ministre : on ne touche à rien et un nouveau recours au 49-3 s’impose à l’Assemblée. Si c’est ce scénario qui l’emporte, il va y avoir de l’amertume chez les salariés. A la rentrée, lors des déplacements de ministres, lorsque la campagne électorale démarrera, les gens réagiront, j’en suis persuadé. Et les manifestations continueront. Ceux qui pensent le contraire se trompent.

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samedi 18 juin 2016

Hôpitaux : Les GHT c'est quoi ? Explications .......

L 'article 27 de la Loi de santé rend obligatoire la création de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) en remplacement des Communautés Hospitalières de Territoire (CHT), issues de la loi HPST, et jusqu’alors facultatives. Le GHT est en fait un établissement multi-sites où la mobilité, imposée aux personnels, devient un outil de management et de gestion.

Le Groupement Hospitalier de Territoire a « pour objet de permettre aux établissements de mettre en œuvre une stratégie de prise en charge du patient commune et graduée dans le but d’assurer une égalité d’accès à des soins sécurisés et de qualité. Il assure la rationalisation des modes de gestion par une mise en commun de fonctions ou par des transferts d’activités entre établissements ».

L’objectif premier du GHT sera de mettre en œuvre un projet médical unique, sur un territoire donné, qui pourra être interrégional, en coordonnant la place de chacune des structures hospitalières de celui-ci. Les établissements n’ayant pas rempli ces obligations se verront supprimer leurs financements MIG-AC (enveloppes hors T2A liées aux Missions d’Intérêt Général et à des Accompagnements sur projets).
Le GHT n’étant pas doté de personnalité morale, chaque établissement gardera ses instances propres : CHSCT – CTE.

Un établissement dit « support » assurera, pour le compte des établissements membres, la gestion d’un système d’information, celle d’un département de l’information médicale de territoire, la fonction achats ainsi que la coordination des instituts et écoles de formation paramédicale et des plans de formation continue et de développement professionnel continu des personnels des établissements du groupement.
Enfin, sous couvert de « coopération médicale », les directions auront la « possibilité » de mettre en place des pôles de soins inter-établissements.

Les vrais dangers des GHT :

  • • Une santé à deux vitesses : l’établissement support concentrera un maximum d’activités, le risque majeur étant l’apparition de déserts sanitaires ruraux.
  • • Il pourra concentrer les activités administratives, logistiques, techniques et médicotechniques : que deviendront les personnels ? La privatisation de ces secteurs avance à grands pas !
  • • Certaines filières de soin (gériatrie, maternité…) seront exposées à des restructurations brutales. L’avenir des personnels de ces secteurs sera alors gravement menacé par cette mutualisation forcée, où se fait sentir le risque de la privatisation.
  • • La mobilité forcée augmentera la souffrance au travail qui est déjà bien présente au sein des établissements ;
  • • La diminution des effectifs résultant de la création des GHT aura évidemment pour conséquence la baisse de la qualité des soins.
  • • La disparition programmée des postes adaptés amplifiera le nombre de mise à la réforme, retraite d’office : licenciements déguisés.

Demain, une centaine d’entre eux verront le jour regroupant 1 200 à 1 300 hôpitaux. Ces fusions d’établissements et ces directions communes ne peuvent garantir un meilleur accès aux soins ni un recul des inégalités sociales et territoriales. Trois milliards d’euros d’économies devant être réalisées dans le domaine hospitalier d’ici 2017, la création de nombre de GHT servira, en réalité, à fermer des services, des établissements et des lits, sous la houlette des ARS (Agence Régionale de Santé).

 

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jeudi 16 juin 2016

La Commission Excutive de FORCE OUVRIERE dénonce les propos du Premier Ministre et met en garde le Gouvernement !

La Commission Exécutive de Force Ouvrière dénonce les propos du Premier ministre qui, face à un projet de loi multi minoritaire (contesté par 60% de syndicats représentatifs et imposé au 49.3 en première lecture à l’Assemblée Nationale), refuse tout dialogue social.

En surfant sur des violences inacceptables que Force Ouvrière a toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats et en menaçant d’interdire les manifestations, le Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité.

Depuis plusieurs mois Force Ouvrière met, en particulier, l’accent sur les points les plus dangereux du projet de loi dont l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle n’acceptera jamais.

La Commission Exécutive appelle les pouvoirs publics à se ressaisir et, plutôt qu’invoquer le dialogue social, à pratiquer sérieusement et concrètement la concertation indispensable dans une démocratie. Force Ouvrière a déposé des propositions précises.

D’ores et déjà la Commission Exécutive de Force Ouvrière prévient que s’il prenait l’idée au gouvernement de passer en force à l’Assemblée Nationale en juillet avec le 49.3, elle ne lâcherait pas, y compris à la rentrée.

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mercredi 15 juin 2016

MANIFESTATION DE PARIS : impressionnant !

Impressionnant. L’ensemble des cortèges qui défilaient jusque-là dans tout le pays s’est donné rendez-vous à Paris, ce mardi 14 juin. Cornes de brume, mégaphones, chœur des manifestants, pétards et fumigènes ont fait monter le ton de tous ceux qui sont vent debout contre la loi Travail. Il faut dire que les unions régionales et départementales ont mis le paquet. Force Ouvrière a affrété deux cent cinquante cars et la CGT quatre cents. Sans compter les places de train réservées : les militants FO des Bouches-du-Rhône en comptabilisent deux cents à eux seuls. « Nous sommes venus pour chauffer l’ambiance », plaisante un manifestant marseillais. Il a débarqué gare de Lyon du TGV de 9h23. Ce mardi matin les quais de la gare parisienne offraient un avant-goût du défilé de l’après-midi : drapeaux rouge et blanc et vuvuzelas de rigueur.

Tout le monde s’est levé tôt. Ceux partis de Clermont-Ferrand ont pris leur petit déjeuner à 4h du matin, tout comme les Montpelliérains. Ces derniers devaient arriver à 400 personnes mais malheureusement 190 copains sont restés sur le quai, leur train ayant été annulé à la dernière minute.

Un cortège de 4 km

Aussi frustrants soient-ils, ces problèmes avec la SNCF n’ont eu que peu d’impact sur l’ampleur de la mobilisation parisienne : dès 13h30 le défilé comptait déjà des centaines de milliers de personnes et à 16h il se déployait sur 4 kilomètres. Tant est si bien que trois heures après le départ du carré de tête, les derniers cortèges encore stationnés place d’Italie se mettaient en mouvement. À 16h30, le chiffre magique tombe, le million de manifestants est dépassé.

Valérie travaille dans la restauration dans la région de Metz : « En Moselle, ça se passe comme ailleurs, le texte de loi ne nous convient pas, commente-t-elle. Même si on est arrivés ce matin et qu’on repart ce soir, il était important pour nous de venir à Paris et de dire qu’il faut retirer la loi et repartir de zéro. »

Un début de dialogue ?

Une cinquantaine de rassemblements ont également eu lieu pour tous ceux qui n’ont pu se rendre à la manifestation nationale. À Rennes, Toulouse, Lyon et Marseille, plusieurs milliers de salariés ont dit non à la loi Travail. Ce 14 juin, des syndicalistes espagnols, suisses et belges ont aussi battu le pavé parisien, venus en soutien contre un texte dont ils connaissent bien la philosophie générale. Soit parce que la réforme a déjà été mise en place chez eux, comme en Espagne en 2008, soit parce que la loi est en projet, comme en Belgique.

« Même si j’ai trouvé la ministre plus attentive, je ne sais pas encore si c’est un début de dialogue ou si c’est de la communication », s’interroge Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui prévient d’emblée que tant que le gouvernement ne bougera pas sérieusement, notamment sur la question de l’inversion de la hiérarchie des normes, grèves et manifestations se poursuivront.

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