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Trois fédérations syndicales de la fonction publique (FO, CGT, Solidaires) annoncent une journée de grève et des manifestations le 26 janvier prochain.

Ce mouvement de protestation, dont les modalités d’organisation seront fixées le 5 janvier par les syndicats, concerne les trois versants (État, Territoriale, Hospitalière) de la fonction publique, soit plus de cinq millions de fonctionnaires.

Il y a quelques semaines déjà, le secteur de l’Éducation avait annoncé l’organisation d’une grève nationale le 26 janvier à l’appel de nombreux syndicats du second degré dont FO. Ces syndicats demandent toujours l’abrogation de la réforme du collège dont l’application est prévue à la prochaine rentrée scolaire.

L’annonce ce jour de l’extension à toute la fonction publique de l’appel à la grève pour le 26 janvier traduit la « convergence des luttes » soulignent les fonctionnaires FO.

Salaires, emplois...

Les trois syndicats de la fonction publique qui appellent à la grève s’inquiètent ainsi de la mise en œuvre des réformes en cours telles la réforme sur la santé, la réforme territoriale, la réforme de la réorganisation des services de l’État et bien sûr la réforme des collèges.

Celles-ci auront « des impact négatifs sur le service public rendu aux citoyens » et pourraient « aggraver encore les conditions de travail des personnels ».

Les syndicats rappellent aussi d’autres revendications, notamment au plan des salaires.

Alors qu’un rendez-vous salarial est prévu en février avec la ministre de la Fonction Publique, Mme Lebranchu, les syndicats estiment que ce rendez-vous « ne se présente pas dans de bonnes conditions ».

Ils fustigeant en effet la poursuite d’une politique d’austérité s’illustrant par une loi de finances pour 2016 et une loi de financement de la sécurité sociale sans « quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements ».

Les trois syndicats demandent néanmoins la levée du gel (effectif depuis 2010) du point d’indice - base de calcul de tous les salaires des agents - et sa revaloristion.

Il faut « une significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et en particulier depuis 2010 » indiquent-ils revendiquant aussi « des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat ».

Le 26 janvier, les syndicats rappelleront aussi leurs revendications concernant les effectifs.

Il faut « un développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin ».

De 2007 à 2012, 150 000 postes publics ont été supprimés via la révision générale des politiques publiques. Depuis, hors secteurs sanctuarisés, le nombre de postes d’agents diminue chaque année. La loi de finances pour 2016 conduit ainsi à la perte de près de 1400 emplois à l’État.